Doctorant-e : La Dystrophine et la Niche des Cellules Souches Musculaires : Déchiffrer les Mécanismes Précoces de la Dystrophie Musculaire de Duchenne
A propos de nous
L'Université Clermont Auvergne (UCA) se distingue par sa communauté dynamique de plus de 36 000 étudiants, 2 000 enseignants et chercheurs, ainsi que 1 500 personnels techniques et administratifs. L'UCA est une université territoriale qui jouit d'une réputation tant nationale qu'internationale entretenant de forts liens avec son environnement socio-économique et culturel, sa gamme étendue de disciplines de recherche et d'enseignement. En 2022, l'UCA a intégré le « top 17 » des universités françaises titulaires d’un label d’excellence, avec pour thème identitaire fédérateur : concevoir des modèles de vie et de production durables.
Mission proposée
Référence : PP16
Date de début de contrat : 01/01/27
Durée : 36 mois
Description du poste :
La dystrophine est surtout connue pour son rôle dans la Dystrophie Musculaire de Duchenne (DMD). Alors que la plupart des études se sont concentrées sur sa fonction structurale dans les fibres musculaires différenciées, il est désormais clair que l’altération du comportement des Cellules Souches Musculaires (CSM) contribue significativement à la progression de la maladie. Cependant, la façon dont la perte de dystrophine affecte les CSM reste très débattue. Deux hypothèses principales dominent le domaine : un rôle direct dans la division asymétrique des cellules souches versus un rôle indirect via la régulation de la niche des cellules souches.
Les mutations de la dystrophine chez la Drosophila melanogaster reproduisent des déficits locomoteurs progressifs similaires à ceux observés chez les patients DMD, en faisant un puissant modèle in vivo. Au cours du développement, les progéniteurs des muscles de vol résident dans une niche épithéliale bien définie. Nous avons constaté que la dystrophine est fortement enrichie à l’interface entre les progéniteurs et leur niche. En parallèle, les données de scRNAseq révèlent une dérégulation des gènes de la MEC associée à un engagement anormal des progéniteurs. Étant donné les preuves croissantes que la dystrophine organise l’interface cellule–MEC, nous émettons l’hypothèse que des interactions défectueuses entre les progéniteurs musculaires et leur niche développementale altèrent le destin cellulaire et contribuent à l’apparition de la DMD.
Ce projet vise à découvrir les liens mécanistiques entre la dystrophine, l’organisation de la MEC et le contrôle du destin des cellules souches.
Le/La doctorant(e) recruté(e) (DF01) abordera trois questions clés :
1. Comment la perte de dystrophine affecte-t-elle le destin des progéniteurs et l’organisation de la niche ? En utilisant le scRNAseq et la transcriptomique spatiale, nous définirons les réseaux de régulation génique altérés dans les conditions DMD. Le contrôle tissu-spécifique de l’expression de la dystrophine chez la Drosophile permettra de distinguer son rôle dans les progéniteurs versus les cellules de la niche — une approche non réalisable chez les mammifères.
2. Comment la dystrophine régule-t-elle l’architecture de la MEC dans la niche ? L’imagerie super-résolution et en direct des lignées knock-in fluorescentes DAPC et MEC développées au laboratoire révélera comment l’organisation cellule–MEC façonne les interactions cellules souches–niche et la dynamique de dépôt de MEC.
3. Qu’est-ce qui contrôle l’auto-renouvellement des progéniteurs ? Nous testerons si la division asymétrique ou des mécanismes alternatifs — tels que le contact avec la MEC ou la proximité de ligands — gouvernent les décisions de destin cellulaire, et définirons la contribution de la dystrophine à cet équilibre.
Ce projet combine la génétique, la multi-omique unicellulaire et l’imagerie avancée pour répondre à une question fondamentale et d’actualité en biologie des cellules souches et en dystrophie musculaire.
Le projet sera co-encadré par Cedric Soler, avec une solide expertise dans le développement des muscles des membres, et par Vincent Mirouse avec un intérêt de longue date pour la Dystrophine et la MEC. Le projet s’inscrit également dans une collaboration avec le laboratoire de Jon Enriquez (Lyon, IGFL) pour la transcriptomique spatiale.
Encadrants : Cedric Soler et Vincent Mirouse
Lieu de travail : Institut de Génétique, Reproduction et Développement (iGReD), CNRS- INSERM- Université Clermont Auvergne – Clermont-Ferrand https://www.igred.fr
Notre profil idéal
Diplôme requis : Master ou équivalent en biologie ou dans des domaines connexes (biologie du développement, biologie cellulaire, génétique…)
Compétences/Expérience :
Qualifications essentielles :
Solide formation en biologie moléculaire et cellulaire
Esprit analytique et capacité à résoudre des problèmes
Excellentes compétences en communication en anglais (à l’oral et à l’écrit)
Expérience technique souhaitée (non exhaustive) :
Expérience en génétique et/ou organismes modèles
Techniques de biologie moléculaire (travail sur l’ARN, etc.)
Microscopie (imagerie confocale ; expérience en imagerie en direct ou super-résolution est un plus) et approches quantitatives
Analyses de transcriptomique ou bioinformatique (RNA-seq, scRNA-seq)
Approches quantitatives et analyse de données
Nous accueillons des candidat(e)s de formations variées. Une expérience préalable dans toutes les techniques n’est pas attendue — la motivation, la rigueur et la volonté d’apprendre sont essentielles.
Compétences personnelles et professionnelles :
Capacité à travailler de façon autonome et en équipe
Ouverture aux interactions interdisciplinaires (génétique, imagerie, biologie computationnelle)
Excellentes compétences organisationnelles et souci du détail
Capacité à discuter les résultats de manière critique et à s’engager dans des échanges scientifiques
Enthousiasme pour contribuer à un environnement de recherche dynamique et international
Nous souhaitons particulièrement recruter un(e) candidat(e) qui valorise la collaboration, la curiosité intellectuelle et le dialogue scientifique constructif.
Mots clés : Dystrophine, MEC, cellules souches, Drosophile, cellule unique, transcriptomique spatiale, imagerie avancée
Exigences obligatoires :
Eligibilité :
Le/La doctorant(e) :
ne doit pas avoir résidé ou exercé son activité principale (travail, études) dans le pays où il/elle est recruté(e), c’est-à-dire en France, pendant plus de 12 mois dans les 3 années précédant la date limite de l’appel à candidatures, sauf si cette période faisait partie d’un service national obligatoire ou d’une procédure d’obtention du statut de réfugié au titre de la Convention de Genève.
doit être candidat(e) au doctorat (ne disposant pas encore d’un titre de docteur à la date limite de l’appel à candidatures).
Langue : Les compétences à l’oral et à l’écrit doivent satisfaire aux exigences de l’anglais académique utilisé dans la recherche internationale.
Détails du poste :
L’allocation mensuelle living allowance, including employer and employees’ social charges, is €3,500. Ce montant correspond à un salaire mensuel brut estimé à environ 2393€ brut
En plus du salaire mensuel, le/la doctorant(e) recevra une allocation de mobilité, de 132€/mois incluant les charges sociales pendant 36 mois soit 94€ brut pour aider à couvrir les frais de relogement.
Protection sociale:
Le/La doctorant(e) bénéficiera d’une couverture sociale complète, incluant l’assurance maladie, l’assurance chômage et les cotisations de retraite. Il/elle aura également accès aux services de santé au travail (médecine du travail), as required par French labour law.
Assurance complémentaire:
En application du décret 2022-633 du 22 avril 2022 modifié, les personnels du Ministère de l’Éducation Nationale, de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche sont tenus d'adhérer au contrat collectif de protection sociale complémentaire « santé » souscrit par leur employeur. Vous devrez vous affilier dès votre date d'arrivée à l'UCA. Toutefois, dans certains cas, vous aurez la possibilité de demander une dispense. Informations disponibles ici.
Congés payés:
Le/La doctorant(e) a droit à jusqu’à 44 jours de congés payés par an, conformément au droit du travail national, et bénéficiera des mêmes droits que les autres employés du secteur public, y compris l’adhésion à un syndicat étudiant.
Transport:
Le/La doctorant(e) bénéficie de tarifs fortement réduits sur les transports en commun, disponibles dans toutes les villes partenaires. De plus, l’établissement d’accueil peut prendre en charge 75 % des frais de transport mensuels.
Les candidatures sont à soumettre exclusivement via ce lien : https://www.muskle.eu/recruitment/
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